Ce que la broderie fait mieux que tout le reste
Un logo brodé est constitué de fil, pas d'encre : il ne se craquelle pas, ne se décolle pas et ne pâlit pas. Sur un vêtement qui part en blanchisserie industrielle deux fois par semaine, c'est la seule technique qui tienne réellement la durée de vie du vêtement.
Elle apporte aussi quelque chose que l'impression n'a pas : du relief. Un logo brodé se voit et se touche, et c'est ce qui fait qu'une polaire d'accueil ou une veste de commercial paraît soignée plutôt que promotionnelle. Sur un vêtement qu'on porte devant un client, la différence est immédiate.
Ce qu'elle ne sait pas faire
La broderie a une limite de finesse. En dessous d'environ 4 mm, une lettre devient un amas de fil : les baselines, les mentions légales et les typographies fines ne passent pas. Un logo qui comporte du texte minuscule doit être simplifié pour la broderie — ce n'est pas une trahison de la charte, c'est une adaptation de support, exactement comme on adapte un logo à un favicon.
Elle n'aime pas non plus les dégradés ni les photos. La broderie travaille en aplats de couleur : chaque teinte est une bobine. Un logo à quatre couleurs se brode très bien ; un dégradé de bleu se brode mal, et une photographie ne se brode pas du tout. Dans ces cas-là, l'impression ou le transfert font le travail.
Enfin, elle ajoute de la matière et de la rigidité. Sur une maille très légère ou un tissu technique enduit, un logo dense peut déformer la pièce ou percer une membrane imperméable. C'est le cas typique où l'on recommande autre chose, même si la broderie était la demande initiale.
Où poser le logo
La poitrine gauche est le standard, et pour une bonne raison : c'est la zone qu'un interlocuteur regarde en vous parlant, et elle reste visible sous une veste ouverte. Format habituel : 8 × 10 cm au maximum.
Le dos porte les grands formats — jusqu'à 28 × 40 cm — et c'est là que le nom de l'entreprise se lit de loin. Sur un chantier ou un entrepôt, c'est souvent la zone la plus utile, parce qu'on identifie les gens de dos plus souvent qu'on ne le croit.
La manche est la zone discrète : elle sert pour une mention secondaire, un service, une certification. Elle se travaille plutôt en impression, la broderie sur manche étant plus délicate à positionner de façon régulière sur toute une série.
Le fichier à fournir
Un fichier vectoriel — .ai, .eps, .pdf ou .svg — est ce qui donne le meilleur résultat, parce qu'il se redimensionne sans perte et que les contours y sont nets. Un PNG en haute définition peut suffire si le logo est simple et le fond transparent.
Ce qui ne fonctionne pas : une capture d'écran, un logo extrait d'un site web à 72 dpi, ou un JPEG sur fond blanc qu'il faut détourer. On peut souvent récupérer la situation, mais cela allonge le délai et le résultat ne vaudra jamais un fichier propre.
À partir de votre fichier, l'atelier produit un programme de broderie — le tracé que suit la machine — puis un mockup qui montre le rendu à la bonne échelle, à la bonne place, sur la bonne couleur de vêtement. Rien ne part en production avant que vous ayez validé ce mockup.







