La broderie
Durée de vie maximale, rendu haut de gamme, insensible au lavage industriel. C'est le choix par défaut sur une veste, une polaire, un polo d'accueil, un tablier — tout ce qui se porte longtemps et se lave souvent.
Ses limites sont nettes : pas de dégradé, pas de photo, rien en dessous de 4 mm, et un coût qui monte vite avec la surface. Une broderie dos de 30 cm coûte plusieurs fois une broderie poitrine.
La sérigraphie
C'est la technique des grandes séries. On fabrique un écran par couleur, puis on imprime : la fabrication de l'écran coûte, l'impression elle-même presque rien. Résultat, le prix unitaire s'effondre avec la quantité.
En dessous de 25 pièces, elle n'a aucun sens — les frais d'écran écrasent la série. À partir de 100 ou 200 t-shirts avec un visuel en une ou deux couleurs, elle devient imbattable, et le rendu, un aplat souple et mat, vieillit très bien.
Le transfert et le DTF
Le transfert thermocollé permet ce que les deux autres refusent : la photo, le dégradé, le détail fin, et le marquage à l'unité sans frais fixes. C'est aussi ce qui autorise la personnalisation individuelle — un prénom par vêtement — sans exploser le budget.
Sa faiblesse est la durée de vie. Un transfert bien posé tient de nombreux lavages domestiques, mais il n'aime ni le lavage industriel ni le sèche-linge répété. Sur un vêtement de travail qui part en blanchisserie, ce n'est pas le bon choix.
Il a en revanche un avantage précis sur les matières techniques : il ne perce pas le tissu. Sur un softshell ou une pièce imperméable, où une aiguille de broderie créerait un point d'entrée d'eau, le transfert haute ténacité est la bonne réponse.
La règle de décision, en trois questions
Le vêtement part-il en blanchisserie industrielle ? Si oui, broderie — le reste ne tiendra pas.
Le visuel contient-il un dégradé, une photo ou du détail très fin ? Si oui, impression ou transfert : la broderie ne sait pas le faire.
Combien de pièces ? En dessous de 25, transfert. Au-delà de 100 avec peu de couleurs, sérigraphie. Entre les deux, cela se discute, et c'est souvent le rendu souhaité qui tranche plutôt que le prix.