L'enjeu
Un film rétro-réfléchissant renvoie la lumière vers sa source : gris discret le jour, éclatant sous un phare ou un flash. C'est ce double état qui le rend intéressant hors du chantier — le vêtement reste sobre en journée et se signale la nuit.
C'est aussi ce qui le rend difficile. Le film n'a pas la souplesse d'un textile : posé trop chaud, il se ternit et perd son pouvoir réfléchissant ; posé trop froid, il se décolle au troisième lavage. Sur un lettrage fin, chaque défaut de découpe se voit au flash, à un moment où personne ne regarde le vêtement de près à l'œil nu.
Et sur une pièce qui porte un nom exigeant, un bord d'échenillage mal net suffit à disqualifier tout le lot.
Ce qu'on fait
Découpe et échenillage vérifiés à la loupe avant pose : sur du réfléchissant, ce qui se pardonne à l'œil ne se pardonne pas au flash.
Presse calibrée pour le film employé — température, pression et temps sont propres à chaque référence, pas à une recette maison — puis test de lavage sur une pièce du lot avant de lancer la série.
Un contrôle au flash sur pièce finie. C'est le seul contrôle qui reproduit les conditions réelles d'usage, et c'est celui que presque personne ne fait.


